Informations générales
Association loi 1901 fondée en 2004, Mémoire Résiste s’est donnée pour mission de perpétuer le souvenir de la Résistance et de travailler à la réhabilitation de ses figures oubliées.
À l’heure où la disparition progressive des derniers témoins fragilise la transmission de l’héritage de la France libre, il devient nécessaire, et en particulier pour l’intérêt des jeunes générations, de maintenir vivant l’idéal qui a guidé les Résistantes et les Résistants… hommes et femmes d’origines, de conditions sociales et d’horizons divers qui se sont réunis pour défendre l’esprit Républicain et les valeurs de paix, de liberté et de démocratie.
À travers livres, conférences, documentaires, et projets mémoriels de terrain, l’association met en lumière les parcours individuels comme les actions collectives, les maquis, les réseaux, les membres de la Résistance comme les victimes de la déportation, afin de restituer au grand public et aux élèves de la Région une somme de « petites histoires » qui illustrera la grande.
Depuis plus de 20 ans l’association contribue, par un soutien technique et méthodologique, à des projets portés par des collectifs d’habitants, des acteurs institutionnels, des associations ou des collectivités, qui visent à rendre hommage aux anciens, à sensibiliser les jeunes publics, et à favoriser l’échange et la consolidation des liens entre les générations.
Pour atteindre ce but, Mémoire Résiste se donne trois objectifs :
Par des recherches dans les archives ou des recueils de témoignages permettant de rendre justice aux figures oubliées de la Résistance.
Grâce à la pose de plaques, la réalisation de documentaires, la création de sentiers-mémoire et la publication d’ouvrages divers.
À travers conférences, interventions scolaires et ciné-débats et une chaîne YouTube où nos documentaires restent en accès libre.
Sujets structurants
En s’appuyant sur des mouvements et des trajectoires emblématiques, Mémoire Résiste entend faire vivre une mémoire fondée sur les faits et celles et ceux qui les ont vécus. Recherches historiques, valorisations patrimoniales, actions pédagogiques et créations culturelles suivent un but : rendre l’histoire à ses héritiers.
Mise en valeur de figures
Adolphe Coll
Né à Toulouse en 1912, Adolphe Coll est un militant socialiste et antifasciste engagé, dès avant-guerre, dans l’aide aux réfugiés républicains espagnols. Lors de l’Occupation, il rejoint la Résistance toulousaine, notamment le réseau Bertaux et le mouvement Libérer et Fédérer. Il participe alors à la réception et à la dissimulation d’armes alliées, ainsi qu’à la diffusion de la presse clandestine. Arrêté par la Gestapo le 4 février 1944, il est emprisonné puis déporté à Mauthausen, avant d’être transféré à Flossenbürg, où il meurt le 15 février 1945, à 32 ans.
Pierre Coll, premier président de Mémoire Résiste, a contribué à faire connaître et à préserver la mémoire de son oncle en documentant son parcours. Aujourd’hui Thierry Jamin, secrétaire de l’association, est en train d’écrire une biographie du personnage.
David Elbaz
Dès juin 1940, refusant la défaite et l’Occupation, David Elbaz s’engage dans la Résistance. Il participe à l’organisation de la lutte clandestine à l’usine de la Cartoucherie, avant, en famille, de constituer le maquis Trézel, avec lequel il participe aux combats de la Libération.
Mémoire Résiste a porté, à l’initiative de son président Patrice Castel, le projet de pose d’une plaque en hommage à David Elbaz
Clément Elbaz, directeur du projet Mémoire Vivante, a réalisé un film qui rend justice à ce héros de l’ombre.
Madeleine Lévy
Née à Paris en 1918, Madeleine Lévy, petite-fille du capitaine Dreyfus, grandit dans une famille profondément marquée par l’antisémitisme.
Réfugiée à Toulouse en 1940, elle y rejoint la Résistance. Arrêtée par la Milice et déportée à Auschwitz, elle disparaît à 25 ans, après avoir refusé d’abandonner des enfants déportés, choisissant de rester auprès d’eux jusqu’à la mort.
Patrice Castel, président de Mémoire Résiste, est à l’origine de l’apposition d’une plaque commémorative en son honneur. Du côté du projet Mémoire Vivante, un documentaire est en pré-production.
Sœur Joseph
Anna Jalibert, dite Sœur Joseph, est mère supérieure de l’orphelinat des Sœurs de la Charité de La Landelle, à Blan, dans le Tarn. Pendant l’Occupation, elle accueille et protège quatre fillettes juives. Au péril de sa vie, elle dissimule leur identité et les cache notamment à l’infirmerie lors des inspections allemandes.
En 2013, son courage et son engagement sont reconnus à titre posthume par Yad Vashem, qui lui décerne le titre de Juste parmi les Nations.
Mémoire Résiste accompagne le travail de mémoire autour de ce personnage, notamment par l’apposition d’une plaque en son honneur.
Les fusillés du bois de la Reulle
Entre Castelmaurou et Gragnague, le bois de la Reulle est un lieu majeur de mémoire de la Résistance en Haute-Garonne. Le 27 juin 1944, quinze résistants et patriotes y furent fusillés par les SS de la 2ᵉ Division blindée « Das Reich ».
Mémoire Résiste contribue à préserver et transmettre cette mémoire par des recherches, la participation aux cérémonies commémoratives et des actions pédagogiques sur le site.
Mise en valeur de mouvements
Maquis d'Ornano
Implanté entre Penne et Saint-Antonin-Noble-Val, ce groupe était spécialisé dans la réception des parachutages.
Mémoire Résiste a notamment contribué à la création d’un sentier-mémoire, à l’installation de panneaux et d’un monument sur l’ancien terrain de parachutage « Volcan ». Nous organisons également conférences, cérémonies, visites, projections et publications, avec la réalisation de carnets pédagogiques pour les scolaires, et la publication en 2025 de l’ouvrage Le Maquis d’Ornano, entre Histoire, mémoire et transmission.
Maquis de Campels
Implanté entre Arbon et Malvezie, ce maquis fut étroitement lié à la mission interalliée Jedburgh « Bugatti », ce qui en fait un important symbole de la fraternité d’armes franco-américaine d’alors.
Mémoire Résiste travaille à faire connaître et transmettre son histoire en participant à la création du sentier-mémoire de Campels. Elle mène également des recherches historiques, organise des conférences et développe des outils pédagogiques, notamment des carnets de terrain.
Porté par le projet Mémoire Vivante, un documentaire est en préproduction.
Corps franc de la montagne Noire
Implanté dans la Montagne Noire, ce corps franc fut une importante formation de la Résistance, notamment engagée dans les combats contre l’Occupant au cours de l’été 1944.
Mémoire Résiste œuvre à la transmission de son histoire à travers un projet de Chemin de mémoire situé sur les lieux historiques du maquis. Nous travaillons également à la réalisation de carnets de terrain pour les scolaires, qui leur permettront de découvrir les lieux, les événements et les parcours des Résistants en associant recherche historique, mémoire et transmission.










































































































